Toutes les expositions présentées sur le site sont disponibles à la vente ou à la location.

Pour chacune d'elle, un dossier technique et de presse accompagne l'exposition et peut être envoyé sur simple demande.

Les tarifs sont variables selon les expositions, clé en main ou pas, transport, durée.

Pour la réalisation d'un devis, n'hésitez pas à nous contacter.


De Kiev à Przemysl, l’exode. mi-mars 2022.
Mille deux cents personnes quittent l’Ukraine chaque heure. Un enfant passe la frontière toutes les deux secondes. Neuf personnes sur dix sont des femmes ou des enfants.
A cinq cents kilomètres du front, personne n’est à l’abri. Yavoviv, proche de la Pologne a été bombardée cette nuit. Dans deux jours ce sera l’aéroport d’Horodok. Dans une semaine le centre ville de Lviv.
Dans le train qui nous mène à la frontière un silence glaçant.
La guerre est partout.

Jean Michel BECOGNEE présente jusqu'à cet été au Chatronnais à Bordeaux, une série de 23 photographies de rue réalisées à 

Le Chartronnais - Bordeaux Chartrons






Le Mexique est l’une des nations les plus inéquitables d’Amérique latine.

Jean Michel BECOGNEE présente jusqu'à la fin de l'année au Chatronnais à Bordeaux, une série de 15 photographies de rue réalisées à Mexico à l'occasion de la  fête des morts 2021.

Classée au nombre des principales puissances économiques d’Amérique latine,  le Mexique affiche néanmoins l’un des salaires minimums les plus faibles de la région avec une moyenne de 5 dollars par jour.

Plus de 10 millions de travailleurs – 20 % de la population active du Mexique – n’ont pas de quoi s’acheter l’ensemble des 40 denrées de base.

Sur une population totale de 118 millions d’habitants, quelque 52 millions vivent dans la pauvreté.

Carlos Slim, Milliardaire mexicain gagne lui, 700 dollars chaque... Seconde.

Le Chartronnais - Bordeaux Chartrons






A travers 15 tirages inédits, Jean Michel BECOGNEE, photographe nous plonge ici au cœur d'un drame silencieux , ou se joue à huit clos la vie de migrants en situation de détresse absolue.

La vie d'un camp en surchauffe, dans l'incapacité de gérer l'urgence sociale et sanitaire.

Ces images en noir et blanc mettent en lumière sans filtre e cadre de vie de ces acteurs de l'ombre.

l nous transporte pour montrer ce que le grand public ne peut pas voir, mais aussi ce que les services de l'état ne veulent pas voir.

Les images prennent ici le relais des mots pour témoigner.

Simplement.

Les photographies exposées ont été prises dans le camp de Cracovie, un squat de migrants dans le quartier des Aubiers, au nord de Bordeaux ,entre mars 202 et octobre 2021. 

Ce squat sous une ordonnance d'expulsion, abritait environ 300 personnes dans des baraquements de fortune.

Il a et partiellement détruit par un double incendie d'origine criminelle

D'après les témoignages, les relations avec la cité voisine étaient très tendues. Entre vingt et quarante jeunes du quartier des Aubiers qui avaient des objets incendiaires  et des mortiers d'artifice, ont systématiquement brulé pendant plusieurs jours, des dizaines de voitures et caravanes.

Le campement est désormais vide de ses occupants.

La ville de Bordeaux a ouvert un gymnase pour accueillir des sinistrés, mais personne ne s'y est présenté.

L'hébergement d'urgence a été fermé.

ZAP - Zone A Partager - Bègles





Du 5 octobre au 7 décembre 2021, la Zone à Partager de Bègles expose les photographies de

Jean-Michel Becognee, prises aux côtés du personnel soignant et des malades au plus fort de

la pandémie de Covid-19.

Jean-Michel Becognee est sapeur-pompier, mais il est également photographe. Simple

maillon de la chaîne de secours, il a saisi sur le vif avec son objectif les scènes brutes et brutales

qu’il a vécues sur le théâtre de ses interventions.

À travers 15 tirages grand format tirés de son ouvrage « Dsoérdre », Jean-Michel Becognee

nous plonge au cœur d’un drame silencieux, où se joue en huis-clos la vie de malades en

situation de détresse absolue. Où se joue également la vie d’un personnel soignant en

surchauffe, ignoré et méprisé par un gouvernement en « dsoérdre » incapable de gérer

l’urgence sanitaire.

Les images en noir et blanc, crues, bouleversantes, mettent en lumière la réalité effroyable

qu’ont vécue ces héros et héroïnes de l’ombre, « petites mains » qui ont mis leurs vies entre

parenthèses pendant de longs mois pour sauver celles des autres.

À la Polyclinique de Bordeaux Nord, à bord de l’un des trains « covid » ou à l’intérieur d’une

tente-hôpital de fortune, Jean-Michel BECOGNEE nous transporte sur les lieux de soins, pour

montrer une réalité que le grand public n’a pas pu voir, et que les dirigeants politiques n’ont

pas voulu voir.

Lorsque les mots ne sortent plus car les malades suffoquent, car le personnel soignant est à

bout de souffle, les images prennent le relais. Pour témoigner.

Les photographies exposées sont tirées de l’ouvrage « dsoérdre », auto-édité par Jean-Michel

BECOGNEE, publié en décembre 2020. 

Pola la Fabrique - Bordeaux

L'exposition « Douce France » est un vrai  témoignage d’un mouvement social unique en son genre, mais pas que. Certes les photographies de Jean-Michel BECOGNEE couvrent les actes des Gilets jaunes depuis le tout premier à Bordeaux, le 17 novembre 2018, mais on y trouve également des images des manifestations pour le climat, du premier mai (parisien !) et d’autres manifestations syndicales.

Sous ses airs tranquilles, Jean-Michel BECOGNEE est à deux cents à l’heure. Devant un café noisette, il croise les bras. Il s’adosse et allonge les jambes. Il se redresse. Il plie les jambes et pose ses mains sur la table. Ses doigts se chevauchent et laissent apparaître une flopée de petits tatouages qui, avec d’autres bien plus grands, couvrent une grande partie de sa carrure de rugbyman, version 60 piges. le relais. Pour témoigner.

Les photographies exposées sont tirées de l’ouvrage « dsoérdre », auto-édité par Jean-Michel 

BECOGNEE, publié en décembre 2020. 

« Douce France ? Parce que c’est TRENET. C’est les premiers souvenirs des gens qui descendaient dans la rue. Mai 68. Les trajets quand on partait à la plage en voiture. 50 ans après, on aurait eu du mal à imaginer comment la société allait tourner. »

En plus d’être photographe assidu des mouvements sociaux, Jean-Michel BECOGNEE est enseignant en milieu pénitentiaire – le français aux adultes étrangers et des cours de citoyenneté à des mineurs –, et sapeur-pompier volontaire.

« Je doute tout le temps »

De sa passion pour la photographie, il dit qu’il est « quelqu’un d’engagé ». Surtout pas militant, « parce que militer c’est avoir des certitudes or moi je doute tout le temps ». Et si on lui demande pourquoi il fait ça ? Il répond.

« Au départ, c’était pour essayer de comprendre ce qui se passait. Depuis 2008, je suis les mouvements sociaux. J’ai photographié les manifs contre la loi travail, contre le projet de Notre-Dame des Landes… Faire des photos t’oblige à avoir un regard différent sur les événements. »

Le mouvement des Gilets jaunes ne pouvait pas le laisser indifférent. « Voir des gens dans la rue qui n’avaient jamais manifesté de leur vie » le pousse à aller à leur rencontre. Il découvre « des gens qui n’ont plus aucune croyance ni dans les partis, ni dans les syndicats… » et s’attache à des personnages qui « déambulent dans les rues tous les samedi au risque de perdre un bras ou un œil ».Jusqu’à cette photo d’une manifestante de 70 ans :

« Avant je faisais des photos et je les publiais sur Facebook. Mais là est née l’envie de faire un livre. Une forme d’hommage à tous ces gens qui descendent dans la rue. C’est un engagement très fort aujourd’hui. Tu risques ta peau ! »

 Ça me peine de voir comment ça se passe »

Dans les manifestations, Jean-Michel BBECOGNEE   « évolue dans un petit paramètre », « très près des différents protagonistes ». Et ce n’est ni pas par facilité ni par confort.

« Tu es sans cesse agressé physiquement, verbalement. Personne ne veut être pris en photo, ni les Black blocs, ni les forces de l’ordre. Personne ne veut montrer ce qui se passe. Plus tu t’approches, plus c’est compliqué. »

Appareil cassé, coude fracturé, coups de matraque… et pourtant, Jean-Michel Becognee y retourne. Sans masque et sans lunettes pour être reconnaissable. A peine un casque avec écrit Press. « Il y a un côté très exaltant », et ce n’est pas seulement pour l’action.

« Je suis allé au tribunal voir des procès. Je vais discuter avec les Gilets jaunes sur les ronds points. Je prends des nouvelles des blessés. J’ai beaucoup d’empathie pour ce mouvement. Ça me peine de voir comment ça se passe. »

Un de ses pires souvenirs est le jour de la blessure d’Antoine, main arrachée le samedi 8 décembre 2018 après l’explosion d’une grenade qu’il essayait de renvoyer sur les forces de l’ordre.

« Ce gars, 26 ans, se retrouve avec une main en moins pour une manifestation, ça dépasse l’entendement ! Lorsque j’essaie de le pendre une photo, la police m’en empêche. La situation a tout de suite dégénéré. Des coups sont partis, mon appareil photo se casse. C’est allé très vite. Et quand je vois l’ambulance arriver, c’était les gars de ma caserne. Je m’approche pour filer un coup de main et la police s’en prend à moi une nouvelle fois. »

Cauchemar

« Tu rencontres des gens vers qui tu ne vas pas naturellement, des jeunes et des vieux, des bourgeois et des “punks à chiens” », ajoute Jean-Michel BECOGNEE qui souligne, « je ne suis pas Gilet jaune ».

Ces rencontres, le photographe bordelais les raconte par l’image dans un livre de photographies, majoritairement en noir et blanc, où se côtoient extraites d’articles et textes de l’auteur.

Toujours dans les pas du mouvement, même si « les Gilets jaunes disparaissent petit à petit » et « le sentiment de colère et d’injustice reste présent », Jean-Michel BECOGNEE assiste à son évolution :

« On passe du jaune au noir. Les manifestants déposent leur gilets puisqu’ils sont aujourd’hui menacés d’être verbalisés. Dans cette couleur, on retrouve les Black blocs, les casseurs et aussi les manifestants. Les gens s’adaptent à la répression. »

Des portraits, des groupes, des inscriptions sur les murs, des charges de CRS, des nuages de lacrymo, des interpellations, et des blessés. Le livre fait défiler au fil des pages les samedi dans les rues de Bordeaux, ville devenue théâtre majeur de la contestation en France. Les photographies de Jean-Michel BECOGNEE constituent un témoignage complet d’événements que l’on n’est pas prêt d’oublier. Lui non plus. Le photographe raconte que des scènes hantent ses rêves « alors qu’aucune intervention en tant que pompier n’était devenue un cauchemar comme l’ont été certaines violences ces samedi ».

Rue 89- Bordeaux